Appel des fédérations CGT – FO – SUD des secteurs de la santé et de l’action sociale : TOUS EN GRÈVE LE 25 JUIN 2015 !

                Les Fédérations syndicales CGT, FO et SUD se sont réunies le 28 avril. Elles considèrent que, malgré le boycott des médias, la grève interprofessionnelle du 9 avril, réunissant près de
300 000 manifestants, pour le retrait du Pacte de responsabilité, de la loi Macron et du
projet de loi Santé, a été un succès et constitue un point d’appui pour renforcer la confiance
dans la nécessité de poursuivre la bagarre contre l’austérité.

« Organisons l’initiative nationale de grève et de manifestation
pour le retrait du projet de loi santé, l’abandon du plan d’économies
de 3 milliards pour les hôpitaux, l’arrêt des attaques contre les
conventions collectives et les établissements ! »

 

  • Au lendemain du 9 avril, le gouvernement a annoncé dans son « programme de stabilité
    » transmis à Bruxelles, une nouvelle baisse de l’ONDAM (objectif national des dépenses d’Assurance
    Maladie), c’est-à-dire des crédits pour la santé et l’assurance maladie.
    Ces mesures d’austérité s’ajoutent au plan d’économies de 3 milliards déjà décidées, qui à
    terme vont déboucher sur la suppression de 22 000 postes.
  • Parallèlement, le projet de loi de « modernisation de la santé» voté le 10 avril en première lecture,
    représentant la déclinaison juridique des mesures budgétaires, rend obligatoire l’adhésion pour tous les
    hôpitaux à un groupement hospitalier de territoire (GHT), prélude à la fusion des hôpitaux publics
    entre eux, mais aussi avec le secteur privé, et à la suppression massive de postes dans le service public hospitalier.
  • Elle prévoit aussi l’assouplissement du droit des Groupements de Coopération Sanitaire (GCS),
    pour selon la loi « en faciliter la constitution et le fonctionnement, afin d’accompagner la création
    des GHT, auxquels pourront être associés des établissements privés ». La loi prévoit aussi,
    la « mise à disposition de plein droit » de fonctionnaires aux GCS

Ces dispositions :
 aggravent encore la loi HPST en matière de restructuration de l’offre de
soins, de destruction d’effectifs et vont accélérer la privatisation de l’hôpital
public, comme les déserts médicaux ;
 déboucheront sur de nouveaux Contrats de Retour à l’Équilibre Financier
(CREF), qui vont se traduire par des milliers de suppressions de postes,
comme c’est le cas à l’AP-HM avec les 1040 suppressions de postes, ou par
des attaques contre les jours RTT et les emplois comme par exemple à l’AP-HP.

 

La réforme territoriale renforce l’offensive contre les métiers, c’est
l’ensemble du secteur social et médico-social qui est attaqué, au nom de la
réduction des dépenses publiques et la baisse du coût du travail, imposées
par le pacte de responsabilité. Les fédérations patronales du secteur social
s’attaquent aux Conventions Collectives.

 

Face à cette situation, dans de nombreux établissements, les personnels et leurs organisations syndicales combattent l’ensemble
de ces mesures d’austérité et leurs conséquences. Prenant appui sur ces mobilisations qui se multiplient, et démontrent le refus de ces
politiques inacceptables par les professionnels des secteurs de la santé, du médico-social et du social, les organisations syndicales CGT, FO et SUD estiment que :
« Cela suffit ! Il faut mettre un terme à cette politique de baisse des dépenses publiques, il faut mettre un coup d’arrêt aux suppressions
de postes, à la dégradation des conditions de travail dans nos établissements et services, au gel des salaires et rémunérations et à la dégradation du service public. »

S’appuyant sur la mobilisation qui s’est exprimée le 9 avril, les Fédérations
Syndicales CGT, FO et SUD, prennent leurs responsabilités en appelant à une journée
de grève nationale et de manifestationsdevant les ARS, les préfectures, etc… ainsi
qu’à un rassemblement devant le ministère le 25 juin 2015 pour exiger :

– Le retrait du pacte de responsabilité et du
projet de loi santé ;
– L’arrêt des fermetures de lits et services ;
L’abandon de toutes les mesures
d’économie qui asphyxient les établissements
et les services ;
– Le maintien de tous les postes et
l’embauche d’effectifs qualifiés en mesure de
répondre aux besoins de la population avec
des conditions de travail décentes ;
– La défense des droits statutaires et
conventionnels de la BASS ;
– L’augmentation générale des salaires ;
– L’arrêt de la casse des métiers du social.

Le gouvernement doit prendre en compte les revendications
des personnels des secteurs de la santé, du médico-social et du social.

Ne pas le faire provoquera une dégradation profonde et
durable du climat social dans ces secteurs et au-delà.

TOUS EN GRÈVE LE 25 JUIN 2015 !

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.