Commentaire du conseil de surveillance du 26 Avril 2018

Conseil sous le signe de l’argent et de financement. En clair l’hôpital de Saint-Cyr semble avoir quelques projets mais pas les moyens de ses ambitions. C’est le cas pour la construction d’un nouveau bâtiment en intra en remplacement des Marronniers et Roches et d’un autre projet sur Vaise .

La réponse de l’ARS  se fait attendre, pas avant juin parait-il, mais surtout de la voix de sa représentante « Il faut rivaliser avec l’offre du secteur privé ».

La CGT rappelle que la dotation financière du service public se différencie du secteur privé et qu’à ce titre il n’est pas question de rivalité mais de missions dédiées aux citoyens.

Par ailleurs ce conseil encense les gestionnaires de l’hôpital de Saint-Cyr dans sa capacité à pouvoir maintenir son autofinancement à plus long terme…

Une recette depuis janvier 2018 nous est proposée : la surfacturation des chambres individuelles.

La CGT lors de ce conseil dénonce vigoureusement le procédé, nous notons que le représentant de l’UNAFAM à la CDU le désapprouve .

Derrière des mots tels que redéploiement et restructuration se cache des économies à grande échelle où le soin et la clinique n’ont plus de place.

Disparaissent les CMP de Beaujeu, à terme le Bois-d’Oingt, d’Anse, l’équipe ado, l’ accueil d’urgences psychiatrique en pédiatrie à l’HNO.

Une zone blanche, un désert psychiatrique avance à grands pas. Nous sommes ici très loin du Plan Régional de la Santé.

« C’est la faute à la conjoncture et au numerus clausus », pourtant ici et là on nous vante  l’attractivité de notre grande et belle institution. La représentante de la CME n’est d’ailleurs pas s’en s’inquiéter de cette situation catastrophique.

Il est grand temps que la conception du soin en psychiatrie reprenne ses droits sur un pouvoir financier qui le dénature de sa mission.

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