TOUS EN GREVE LE 25 JUIN 2015 POUR LE RETRAIT DE LA LOI SANTE ET L’ARRET DES MESURES D’AUSTERITE

« Nous exigeons le retrait du projet de loi santé, l’abandon du plan d’économies de 3 milliards pour les hôpitaux, l’arrêt des attaques contre les conventions collectives et les établissements ! »

 

Moins de lits, une masse salariale à contrôler, une renégociation des accords sur les 35 heures… Les Agences régionales de santé viennent de recevoir les instructions concernant le plan d’économies de 3 milliards d’euros à réaliser sur les établissements de santé jusqu’en 2017. Cela suffit !

Il faut mettre un terme à cette politique de baisse des dépenses publiques, il faut mettre un coup d’arrêt aux suppressions de postes, à la dégradation des conditions de travail dans nos établissements et services, au gel des salaires et rémunérations et à la dégradation du service public.

Malgré le boycott des médias, la grève interprofessionnelle du 9 avril, réunissant près de 300 000 manifestants, pour le retrait du Pacte de responsabilité, de la loi Macron et du projet de loi Santé, a été un succès.

Au lendemain du 9 avril, le gouvernement a annoncé une nouvelle baisse de l’ONDAM (objectif national des dépenses d’assurance maladie), c’est à dire des crédits pour la santé et l’assurance maladie. Ces mesures d’austérité s’ajoutent au plan d’économies de 3 milliards déjà décidées, qui à terme vont déboucher sur la suppression de 22 000 postes.

Parallèlement, le projet de loi de modernisation de la « santé » voté le 10 avril en première lecture, rend obligatoire l’adhésion pour tous les hôpitaux à un groupement hospitalier de territoire (GHT), prélude à la fusion des hôpitaux publics entre eux, mais aussi avec le secteur privé, et à la suppression massive de postes dans le service public hospitalier.

Elle prévoit aussi l’assouplissement du droit des Groupements de Coopération Sanitaire (GCS), pour selon la loi « en faciliter la constitution et le fonctionnement, afin d’accompagner la création des GHT, auxquels pourront être associés des établissements privés ». La loi prévoit aussi, la « mise à disposition de plein droit » de fonctionnaires aux GCS.

Ces dispositions :

  • aggravent encore la loi HPST en matière de restructuration de l’offre de soins, de destruction, la mutualisation d’effectifs et vont accélérer la privatisation de l’hôpital public, comme les déserts médicaux ;
  • déboucheront sur de nouveaux Contrats de Retour à l’Équilibre Financier (CREF), qui vont se traduire par des milliers de suppressions de postes, ou par des attaques contre les jours RTT et les emplois.

La réforme territoriale renforce l’offensive contre les métiers, c’est l’ensemble du secteur social et médico-social qui est attaqué, au nom de la réduction des dépenses publiques et la baisse du coût du travail, imposées par le pacte de responsabilité. Les fédérations patronales du secteur social s’attaquent aux Conventions Collectives.

Dans de nombreux établissements, la lutte contre l’ensemble de ces mesures d’austérité et leurs conséquences s’organise.

La CGT appelle à une journée de grève nationale et de manifestations devant les ARS, les préfectures, etc…ainsi qu’à un rassemblement devant le ministère le 25 juin 2015 pour exiger :

  • Le retrait du pacte de responsabilité et du projet de loi santé ;
  • L’arrêt des fermetures de lits et services ;
  • L’abandon de toutes les mesures d’économies qui asphyxient les établissements et les services ;
  • Le maintien de tous les postes et l’embauche d’effectifs qualifiés en mesure de répondre aux besoins de la population avec des conditions de travail décentes ;
  • La défense des droits statutaires et conventionnels de la BASS ;
  • L’augmentation générale des salaires ;
  • L’arrêt de la casse des métiers du social.

Le gouvernement doit prendre en compte les revendications des personnels des secteurs de la santé, du médico-social et du social.

Ce n’est pas à nous de payer leur crise… et les cadeaux aux plus riches.

Les pertes engendrées par le gel du point d’indice sont énormes, jugez-en plutôt !: 

  • Pour un ASH au onzième échelon de l’échelle 3 à l’indice 363, salaire brut à 1 680,80 €, s’il avait suivi l’inflation son salaire s’élèverait à 1 875 € brut, la perte est de 194,20 € par mois.
  • Pour un AS ou un OPQ au onzième échelon de l’échelle 4 à l’indice 375, salaire brut à 1 736,36 €, s’il avait suivi l’inflation son salaire s’élèverait à 1 953 € bruts, la perte est de 216,16 € par mois.
  • Pour une infirmière de classe supérieure en catégorie B au 6ème échelon à l’indice 540, salaire brut à 2 500 €, s’il avait suivi l’inflation son salaire s’élèverait à 2 851 € bruts, la perte est de 351 € par mois
  • Pour une infirmière 1er grade en catégorie A au 8ème échelon à l’indice 509, salaire brut à 2 356 €, s’il avait suivi l’inflation son salaire s’élèverait à 2 666 € bruts, la perte est de 310 €.

TOUS EN GRÈVE LE 25 JUIN 2015 !

 

rassemblement pour LYON

préavis de grève du 25 juin

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