Après le succès du 12 septembre, il faut amplifier la mobilisation le 21 septembre !

Plus de 10 000 manifestants à Lyon, plus de 400 000 en France, c’est massivement que les salarié-e-s,
retraité-e-s, jeunes, privé-e-s d’emploi ont dit non aux ordonnances Macron voulant détruire le Code du
travail et ont plus largement exprimé un rejet profond des politiques antisociales mises en oeuvre par ce
gouvernement

Loi Travail XXL – attaques contre la fonction publique :
les mêmes recettes contre les droits du salariat

Depuis l’élection à la présidence d’Emmanuel Macron et la nomination du gouvernement d’Edouard
Philippe, l’un et l’autre ont fait la démonstration qu’ils étaient en lutte contre le salariat et les solidarités.
La nouvelle loi Travail, dont les ordonnances sont aujourd’hui connues, constitue une attaque en règle
contre les droits des salarié-e-s du privé, qui aura à court ou à long terme des conséquences sur ceux du
public.
En même temps, le gouvernement a annoncé le gel du point d’indice dans la fonction publique, le retour
du jour de carence, l’absence de compensation de la hausse de la CSG et sa volonté de supprimer 120
000 postes de fonctionnaires sur le quinquennat.
En même temps, il entend supprimer les emplois aidés et entame, avec une première vague en cette
rentrée, un plan social d’ampleur dont les écoles, les communes et le milieu associatif, ainsi que les
salarié-e-s concerné-e-s en payent le prix fort.
En même temps, pour 10 millions de retraité-e-s dont la pension nette est supérieure à 1200 euros
mensuels, c’est une amputation sèche du pouvoir d’achat qui est programmée avec la hausse de la CSG
sans aucune compensation.
En même temps, les premières mesures fiscales sont encore prises au bénéfice des plus riches. Tous-tes
ensemble, il nous faut mettre un coup d’arrêt à ces politiques marquées du sceau de l’austérité.

Ordonnances : un contenu de régressions sociales !

« L’inversion de la hiérarchie des normes » : c’est à dire que la loi ne sera plus un socle protecteur pour
tou-te-s les salarié-e-s, mais un plafond à atteindre qui ne protège de rien, laissant l’employé-e seul-e
face à l’employeur, la relation entre les deux n’étant pas une relation contractuelle d’égal à égal mais un
lien de subordination voire de soumission.
Les « accords de compétitivité » : (accord patronat-syndicats visant à adapter les salaires et/ou le temps
de travail à l’activité de l’entreprise) : leur « simplification » (entendre déréglementation) permettra
d’évincer les salariés qui s’y opposeront sans que cela motive un licenciement économique et les
indemnités de reclassement liées.
Les licenciements, une formalité : en inventant la rupture conventionnelle collective, Macron permet
aux patrons de se soustraire au plan de départ volontaire qui prévalait. Ce dernier prévoyait des
indemnités supérieures à un plan de licenciement (manière incitative d’éviter celui-ci). Désormais la
rupture conventionnelle collective, calquée sur la rupture individuelle dont le patronat abuse déjà,
permettra de verser une simple indemnité sans aucune garantie de reclassement ni de formation. C’est
une incitation à créer du chômage au service des profits.
Il est possible de faire autrement, d’autres choix sont possibles, pour mettre un coup d’arrêt à ces
attaques, pour exiger des mesures de progrès social, les organisations syndicales CGT, Solidaires,
FSU, CNT, CNT-SO, UNEF, UNL appellent les salarié-e-s (public et privé), les privé-e-s d’emplois
et précaires, les jeunes et les retraité-e-s à amplifier la mobilisation le en se mettant en grève et en
participant massivement à la manifestation

JEUDI 21 SEPTEMBRE à 11H30
DE LA MANUFACTURE DES TABACS POUR ALLER A LA PLACE BELLECOUR

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